brigitte_bessan.jpg

/ QUI EST BRIGITTE ?

Brigitte, c’est ma maman. Une enfant du village, une Bessanaise avec tout le caractère que cela sous-entend ! 

Née de l’alliance d’un régisseur, Claude et d’une mercière, Rose, elle a grandi à Bessan, au milieu des vignes de son père et des pelotes de laines de sa mère et de sa grand mère. Eh oui, c’est Marinette sa grand mère qui tenait la mercerie du village, et qui l’a léguée à sa fille Rose, ma grand mère. Les femmes de cette lignée sont décidément ancrées dans le commerce Bessanais !

L’amour l’a poussée à quitter le village pour suivre ce beau jeune homme aux yeux bleus qui l’avait courtisée un soir. Ensemble, il ont beaucoup voyagé. Quelques années plus tard, ils décidèrent que Bessan serait leur parfait pied à terre. Nous y revenions tous les ans, et c’est pourquoi malgré mes nombreux déménagements, j’ai toujours considéré Bessan comme « mon petit coin de paradis », mon véritable chez moi. 

C’est donc ici, à Bessan, au milieu des poules et des cerisiers de mon enfance, que ma mère se ressourçait et nous faisait découvrir les plaisirs simples de la vie Bessanaise : cueillir les cerises, courir après les poules, passer l’après-midi à la mercerie de Mamie et y tricoter des canevas installées en vitrine. Bien sagement, surtout, afin de mériter le pain au chocolat de 16h. Et surtout, la fête du village, LA fête de Bessan avec l’âne et ses danseurs, les pommes d’amour, les manèges, la pêche à la truite et les bals du soir… 

Mais au-delà de tout ça, c’était une femme au caractère bien trempé et à la grande sensibilité. Traits dont j’ai hérité, et qui m’ont permis, malgré ses protestations et ses cris, de continuer et réussir dans ce métier parfois difficile, que j’avais choisi à son corps défendant. (Pour mon côté festif et débonnaire, je remercie mon Papa, que vous verrez parfois au comptoir.)

Alors aujourd’hui que je réalise mon rêve d’ouvrir ma propre affaire, je lui fais un petit clein d’oeil et pied de nez en même temps :

« Tu vois Maman j’ai réussi, je te l’avais dit. Et en plus, il porte ton nom ! »